vendredi 23 juin 2017

La balançoire enchantée


Quel panorama magnifique ! Entre mer, ciel et montagne ! On ne peut pas rêver mieux.
Quand elle s’approcha de la balançoire et qu’elle leva les yeux, elle ne vit que les deux cordes qui grimpaient vers le ciel. Mais à quoi étaient-elles accrochées, mystère ! Comme dans le conte de « Jack et le haricot magique » pensa-t-elle !
Oserait-elle ?
Elle s’approcha de la balançoire, toucha la planche qui, à sa grande surprise, se mit à sa hauteur. Elle s’y assit, serra les mains de chaque côté de la corde. Son cœur se mit à battre plus vite quand doucement la balançoire, sans qu’elle ait fait un mouvement, se mit à aller d’avant en arrière, toute seule.
C’était magique !
Toujours plus haut, sentant le vent dans ses cheveux, elle se mit à rire aux éclats et l’écho de ses éclats de rire se répercuta sur les montagnes.
Vu d’en haut, un spectacle fabuleux s’offrait à sa vue. Le soleil qui se levait, se reflétait sur l’eau qui semblait étinceler. Toujours plus haut, elle rêvait de dépasser les montagnes en face d’elle. Qu’y avait-il derrière ?


- Ohé, tu viens ?
Elle bascula du hamac, réveillée en sursaut.
Le nez dans la pelouse, elle ne saurait jamais ce qu’il y avait derrière les montagnes.


samedi 17 juin 2017

Appel magique


Ce matin, mon portable s’est transformé.
Sur l’écran un château est né.

Comment faire pour téléphoner ?
Est-ce un signe pour m’en désintoxiquer ?

Alors je pars à l’aventure
Et l’explore mon château.
Ses créneaux, ses tours et ses murs,
Quel joli cadeau !

Illuminé d’un soleil doré
Et entouré d’une superbe forêt,
Il m’appelle.
J’y vole à tire d’aile.

Oubliés SMS et courriels,
Enfin je m’éveille,
A l’appel magique
De ce château magnifique.



vendredi 16 juin 2017

Rendez vous du nouvel an


Proposition d’écriture de l’Inventoire en 1500 signes :
« Un éditeur vous demande d’écrire une fiction sur le thème du nouvel an. Comme Colum McCann vous cherchez un personnage, une situation. Vous pouvez écrire vos interrogations, vos certitudes, vos doutes sur le personnage… »
« Vous allez écrire le début d’une fiction en train de s’inventer dans la tête de l’auteur que vous êtes ».

C’est bien une idée de mon éditeur ça ! me demander d’écrire une fiction sur le nouvel an. Il fait chaud, le soleil brille, je ne suis pas du tout dans l’esprit Noël avec son sapin, ses chansons, ses bougies et ses guirlandes, et la préparation du nouvel an. Je serais plutôt dans l’esprit vacances au soleil, au bord de la mer, en maillot de bain sous un parasol, mais bon, il faut bien que je trouve quelque chose.
Mon héros, un homme ? une femme ?  Je bloque, je n’en sais fichtre rien. Un homme ? il se trouve seul chez lui, il est invité par des copains. Quel cliché ! non !
Une femme c’est mieux. L’histoire de l’amant qui l’invite, il a passé Noël avec sa famille. Elle se trouve une superbe robe, rendez-vous chez l’esthéticienne, etc… Ouais, rien de bien excitant.
Ah si, elle a fait des recherches sur un site sérieux de rencontres sur Internet, conseillée par sa meilleure amie (c’est bien la meilleure amie) et l’invitation tombe pour le réveillon du Nouvel an. Ce n’est pas mal ça, j’ai de quoi « broder ». Elle a découvert la photo, il n’est pas mal, il lui plait. Lui, il l’a trouvée jolie, c’est déjà ça ! Bon, ça va le faire !
Alors, elle s’appelle comment ? Marie. Oui, je garde, il est venu spontanément ce prénom. Son âge ? Je verrai après, pas une jeunette en tout cas, je ne sais pas pourquoi mais je n’ai pas envie qu’elle soit jeune.
Marie sort du taxi, il est là, il l’attend.
Finalement, ce sera aussi lui mon héros, l’homme tout seul chez lui, même pas invité par des copains.

jeudi 15 juin 2017

Terminus


« Tout le monde descend »

- Quoi, déjà ? Mais je n’ai pas vu passer les années…
- Je te rassure moi non plus. Je te l’avais bien dit de profiter de ces années, que c’étaient les meilleures, mais tu voulais être grand ! Eh bien voilà, tu y es, tu es grand !
- Alors c’est fini les années lycée ? Mais… mes copains ?
- Tu t’en trouveras d’autres, tu sais…
- Oui sans doute, mais je n’ai pas envie.
- Tu n’as pas trop le choix… tu n’as pas envie de quoi ? de grandir ? Bienvenue dans le monde des adultes, tu passes ton bac aujourd’hui ! Une page se tourne.
- Et qu’est-ce que je vais écrire moi sur l’autre page ?
- Ah ça mon bonhomme, si je le savais …

- Ben, elle n’est pas rigolote ton histoire…
- Ah tu trouves ? Pourtant, elle arrive à tout le monde, non ?
- Oui, mais…
- Ah tu ne vas pas recommencer avec tes « oui mais »  quand tu étais petit, on t’appelait « armistice »
- J’aimais bien quand j’étais petit…
- Moi aussi …
- Bisous maman
- Bisous mon bonhomme !


dimanche 11 juin 2017

Mon bel oeillet


Ma fleur préférée
C’est toi mon bel œillet !

Tu peux te faire poète
Me mettre le cœur en fête !
Ou mignardise,
Avec ton parfum tu deviens gourmandise !

D’Inde, tu me fais voyager
Avec ta couleur orangée.
A la boutonnière,
Les hommes en sont fiers !



samedi 10 juin 2017

Monologue du banc des amoureux


J’attends désespérément,
Et ça fait longtemps maintenant !
Je reste seul, et pourtant,
Ils venaient ici avant !

Je murmure …

Où es-tu mon amoureux ?
Je te cherche, car à deux,
Sur le banc public, c’est mieux.

J’aimais bien, moi,
Quand assis, ils mêlaient leurs doigts
Se regardaient dans les yeux
En se disant « je t’aime » à qui mieux mieux.

Mais ils sont où 
Les amoureux du banc public
Qui arrivaient de partout,
Que j’appelais les jeunes romantiques ?

Je les vois plus loin,
Musique à l’oreille
Portable à la main
Baillant aux corneilles.

Sur moi, plus de murmures
Plutôt des Tags.
Ils jouent aux durs
Quand ils sont pris en flag.


jeudi 8 juin 2017

Étreintes


Abeilles mutines
encerclent les fleurs pour leur
miel au goût sucré



     
Parfum entêtant 
m'enivre et me serre le
coeur triste soudain 






Deux arbres serrés
étroitement enlacés
fruits et fleurs mêlés


Ils avançaient seuls
main dans la main enlacés
les deux amoureux






mercredi 7 juin 2017

La clé des champs

Rédaction d’un texte avec pour incipit
« Il est sensible, il est sans cesse en mouvement »
Atelier Siplume

Il est sensible, il est sans cesse en mouvement ce champ de blé caressé gentiment par la brise d’été. 
Belle invitation à s’y rouler ou à s’y cacher dedans et à se raconter des histoires en chuchotant et en riant.

Tes épis dorés se courbent délicatement et jamais immobiles ondulent comme des vagues.

Sous le soleil chaud, ton parfum particulier de chaume enivrant me rappelle de joyeux souvenirs d’enfance et de vacances.


dimanche 4 juin 2017

Bouquet du jardin


J’étais fière ce matin !
C’est vrai, petit jardin
Mais quand même j’y suis arrivée
A faire un joli bouquet.

Hortensia, œillet poète
Et lys font la fête.
Et m’offrent tous fiers
Un bouquet pas là hier !

Merci Dame Nature !
Mon homme, lui, a fait sa confiture.
Et moi je comptais sur mes doigts
Quand, ce bouquet je le tiendrais dans mes bras.


jeudi 1 juin 2017

Bonjour Juin


Mois juste avant les grandes vacances, chic !
Sauf qu’il y a ceux qui passent le bac, hic !
Une pensée pour eux qui auront peut-être le déclic
De se projeter, hélas, ce n’est pas automatique.

Jardins en fleurs,
Parfums mélangés, quel bonheur !
Soirées d’étés à pas d’heure
Rendent heureux notre petit cœur.

Bonjour l’été,
21 juin, plus longue soirée,
Fête de la musique obligée,
Même pas fatiguée !

Pour les amoureux de juillet,
Rassurez-vous, c’est gagné !
Plus que quelques jours à décompter
Et sur les plages vous bronzerez.

Mais pour ceux qui partent en août,
Le temps passe au compte-goutte,
Avant le départ sur les routes
Les valises et le casse-croûte.

Bonjour juin,
Fais ton malin !
Tu sais qu’on t’aime haut la main !
Aujourd’hui et demain.





mercredi 31 mai 2017

Souvenirs

D’après un proverbe colombien 
« Derrière le nuage le plus noir, il y a toujours un ourlet de lumière » l’Atelier d’Ecriture Siplume propose d’imaginer un court récit.

Le ciel plombé, nuages gris, il fait presque noir. Je n’ai plus envie de rien et les souvenirs affluent et le leitmotiv reprend dans ma tête « c’était mieux avant ».  La grande famille, les repas de fête avec papa maman, les rigolades, on était bien tous ensemble. Je gomme les soucis, les engueulades, ça n’existait pas « avant ».

Je regarde le ciel, toujours gris, et … les souvenirs de rose se teintent aussi de gris. Finalement avant n’était pas toujours rigolo, ne garder que les bons souvenirs « impossible » me crie mon cerveau fidèle compagnon un peu coquin. Il se met à cliquer sur des onglets « injustice », « mise à l’écart », « tristesse », « colère », « maladie » et « départ pour toujours », celui-là je l’avais oublié !
Mais de nouveaux onglets apparaissent et à nouveau il clique sur « amour », « enfants » « rires » « cadeaux » « soleil » « nature ». Ah oui quand même ! et ça c’est maintenant ?

Je regarde le ciel. N’est-ce-pas un peu de bleu là-bas ?

lundi 29 mai 2017

L'amoureux transi


L’inventoire propose un atelier d’écriture numérique.
Proposition d'Alain André d'après le recueil de nouvelles de Jaume Cabré. Ecrire 3 monologues reliés par un enjeu qui ne se dévoilera qu'à la fin du 3ème. 


Je suis seul à la terrasse de ce café et je sais qu’elle va sortir de sa boutique et entrer chez le fleuriste. Quand elle en ressortira dix minutes après, elle jettera un œil circulaire dans la rue et rentrera dans son magasin. Son manège me fait rire. Le fleuriste n’en peut plus, je suis certain qu’il craque pour elle lui aussi. Je voudrais bien savoir lequel elle va choisir. Cette femme me plait.  Ce qui m’a attiré en premier chez elle, c’est son parfum. Un sillage discret que j’ai suivi.

Qu’elle m’agace à venir tous les jours. Je lui ai dit que ça allait finir mal mais c’est une tête de mule. Ça l’amuse, moi pas ! Il est là-bas à sa terrasse et il attend. J’ai envie d’aller lui mettre mon poing dans la gueule oui ! Mais bon, gentleman je suis, gentleman je reste, ça ne se fait pas dans la famille qu’elle dit ! N’empêche, il est temps que cette histoire se termine.  C’est aujourd’hui qu’elle va lui parler. Je voudrais bien voir sa tête. Bon sang, ça y est, elle y part au pas de charge.

Il croit que je ne l’ai pas vu assis sur sa terrasse à faire le malin. Cette fois, je ferme la boutique et j’y vais. N’empêche, pensa-t-elle, c’était quand même agréable de recevoir une rose tous les jours.  Elle traversa la route faisant fi des coups de klaxon furieux des automobilistes. Son cœur à lui s’emballa. Il aperçut le fleuriste qui la suivait le sourire aux lèvres. Quand elle lui présenta son mari, il n’écouta plus ce qu’elle racontait. Ses rêves s’envolaient et il put compter les morceaux de son cœur brisé.


mardi 23 mai 2017

Lecture, écriture


Lecture ?
Ecriture ?
Dilemme…
Les deux j’aime !

L’un ne va pas sans l’autre.
La lecture, elle, me porte.
Tandis que l’écriture à la porte
Vient frapper sans escorte.

Alors les mots jaillissent,
Forment des phrases
Qui me trahissent,
Quelle extase !

L’écriture,
Devient alors
Lecture.
Et ça j’adore !



dimanche 21 mai 2017

Petit d'homme


Nain coquin
Grignoti Grignotin
Ce matin dans le jardin
Un bout de pain
Quel air malicieux
Dans tes yeux
Joyeux !

Petit homme
Ton sourire c’est de l’or
Tu n’es qu’un gnome
Levé aux aurores
Mais je t’adore
Petit d’homme.


mardi 16 mai 2017

Chagrin

Nu bleu (1902) de Pablo Picasso

Bras repliés sur ses genoux, dos tourné, elle pleure.
Chagrin profond et silencieux qu’elle maîtrise si bien que pas même ses épaules ne tremblent.
Recroquevillée sur sa peine, cheveux dénoués, nue, elle pleure.

Sa peine est si grande que je n’ose pas lui parler ni l’approcher.

J’ai peur qu’elle prenne froid, c’est idiot comme sentiment, mais je me sens tellement démuni.

J’aimerais lui dire que tout chagrin avec le temps passe, mais justement, je sais bien qu’il faut laisser le temps faire son œuvre et qu’il est bien trop tôt pour ce genre de réflexion.
Alors je reste là, bras ballants, à écouter son chagrin silencieux. Quand elle sera prête, je serais là !


Texte proposé à siplume : atelier d'écriture  d'après la toile "Nu bleu" de Pablo Picasso
http://siplume.oberblog.com

jeudi 11 mai 2017

Acrostiches







L une
U nique et
N ouvelle
D anse
I mmortelle





M oment d’
A mitié et de fous
R ires,
D échirure
I névitable   




M imosa
E delweiss
R ose
C oeur de marie
R hododendron
E glantier   
D ahlia 
I ris
Un bouquet envoyé plein d’amitié






J aime
E couter
U n murmure
D ans le vent
I nfini







V ouloir
E ntendre
N os 
D ésirs de
R êves d’
E nvol
D’images
I déales







S avoir
A imer et
M urmurer
E ncore
D es mots
I nnés







D onne à l’
I ndomptable
M almené
A mour, et aux 
N uages
C hahutés par la houle l’
E ternité