dimanche 20 août 2017

Pour Joe

5 Novembre 1938 – 20 Août 1980

Ça fait longtemps que t’es parti maintenant,
Ça ne va pas changer le monde, mais Si tu n’existais pas, je fredonnerais quoi moi ?

Peut-être te ballades-tu Aux Champs-Elysées et que les Bip Bip te font sourire, mais tes chansons me manquent.

Dans Les yeux d’Emilie il y a des larmes et Au café des 3 colombes Le p’tit pain au chocolat se lamente.

Tu crois qu’Il faut naître à Monaco et pas dans La luzerne pour se faire Siffler sur la colline ?

Tu es parti Joe, La vie se chante toujours sur un air de Vade Retro et tu as dû l’atteindre l’Amérique depuis le temps.

Aujourd’hui, c’est l’Eté Indien, ça fait 37 ans que tu es parti. Les Dalton, Billy le Bordelais, La bande à Bonnot, Ils sont tous là, L’équipe à Jojo qu’ils disent, et ils te le chantent.

Salut Joe.


samedi 5 août 2017

Le château de sable

Ils en faisaient des allers et retours, pelle et seau à la main, bob sur la tête, pour piocher de l’eau. Accroupis face à face et très concentrés sur leur tâche, ils mouillaient le sable, remplissaient leur seau, le retournaient et tapaient avec leur pelle dessus afin de démouler une merveille de pâté.
Éclats de rire, course dans le sable, cris de joie quand les vagues les éclaboussaient et quand le seau se renversait et arrivait vide devant moi.
Je prenais forme peu à peu, ils étaient fiers de leur œuvre et très heureux. Debout devant elle, ils jaugeaient leur construction : Il faudrait rajouter une tour ici, un chemin là, rechercher des coquillages pour la décoration et repartir au galop vers l’océan chercher de l’eau.
Ils y passaient des heures à creuser avec leurs mains, se mettre dans le trou, vérifier que l’eau arrivait peu à peu, et que je ne risquais rien, car ils espéraient toujours me retrouver le lendemain matin.
Ils ont tout essayé : mettre un petit drapeau en haut de mes tours pour me retrouver ou me reconnaître, me construire très loin de cette eau qui leur grignotait toujours du terrain, faire un énorme trou autour de moi afin que je sois protégé. Rien n’y a fait.
J’ai essayé pourtant de résister. Je savais que le lendemain, mes bâtisseurs arriveraient en courant pour voir si je les attendais, mais petit à petit, les vagues venaient me lécher les pieds et je sentais alors mes fondations fondre, s’effriter, et je m’écroulais désespéré.

Un jour, mes deux compères ont mis tout leur cœur à me construire, je ressentais leur rage dans leurs coups de pelles assénés sur leur seau.  J’étais magnifique avec mes tours, mes créneaux et mes coquillages qui formaient un joli chemin pour arriver au pont levis et je sentais que cette fois j’allais résister. J’avais compris que la marée était plus basse que d’habitude et par chance ils avaient décidé de me construire plus haut sur la plage. 
Quand ils m’ont quitté ce soir-là avec un dernier regard, j’ai eu envie de leur faire un clin d’œil et de leur dire que je les attendrais et déjà j’étais heureux à l’idée d’entendre leurs cris de joie le lendemain. Mais les châteaux de sable ne font pas de clin d’œil et je suis resté bien droit sur mon sable, bien décidé à résister coûte que coûte.
Le soleil s’est couché, et j’ai pu admirer cette merveille car j’étais toujours debout, je ne m’étais pas écroulé comme les soirs précédents. Les derniers promeneurs me contournaient et murmuraient entre eux en me regardant, j’étais fier. L’eau n’était pas arrivée jusqu’à moi, il était temps je crois mais cette fois-ci le ciel était avec moi. Je me préparais à passer ma première nuit sur la plage et à me laisser bercer par le bruit incessant des vagues. J’étais heureux.

Le soleil s’est levé, j’ai cligné des yeux, me suis regardé. J’étais toujours debout rien n’avait bougé. Ravi, j’ai attendu.
Ils ne sont jamais venus, les vacances étaient terminées.


vendredi 4 août 2017

C'est au mois d'Août

Août !
Quatre lettres pour te définir, c’est peu et beaucoup à la fois !

A h quand même !
O hé me voilà !
U n  joli mois
T out bronzé on est !

J’oubliais le chapeau … Sur la tête pour se protéger du soleil pardi !

Quatre lettres rien que pour toi.
- Je suis triste…
- Pourquoi ?
- Je suis le mois juste avant la rentrée…
- En voilà une idée, il ne faut surtout pas y penser, le mois qui te suit, je m’en occupe après, toi tu es Août, alors je parle de toi.
- Vas-y, comment tu me trouves ?
- Chaud, ça fait du bien !
- Oui, mais pas partout !
- Tu arrêtes de faire le rabat joie ? Août, par définition, il fait beau, chaud et… orageux, oui je sais, avec ce 15 dont on dit toujours qu’après, ça sent la rentrée…
- Ah tu vois, toi aussi, tu en parles !
- Mais je ne suis pas d’accord ! Oui c’est vrai les journées raccourcissent mais on profite toujours autant des belles soirées, ça sent toujours aussi bon l’herbe coupée, le foin, et on peut s’enivrer de melons, pastèques, tomates, courgettes, nectarines et pêches !
- Tu me fais rire, on dirait que tu fais ton marché …
- Eh, c’est grâce à ton mois qu’on peut les manger, pendant l’année ce n’est pas pareil. Pense à tous ceux qui t’ont attendu toute l’année, il y en a quand même beaucoup qui t’aiment, ceux sont les aoûtiens ! Moi, je t’aime.  Et les chansons ? Paris au mois d’août ça te parle ? Et tu sais bien que c’est au mois d’août qu’on fait les fous !
 - Merci
- Ah quand même !


dimanche 30 juillet 2017

Coucher de soleil

Comme chaque soir
L’océan l’attend.
Il n’est pas impatient,
Il sait qu’il va le voir.

Caché dans les nuages
Le soleil joue à cache-cache.
Il arrive au bout du voyage,
Il le sait, mais encore il se cache.

L’océan l’appelle,
Ses vagues se font belles
Pour cette étoile exceptionnelle
Qu’est le Soleil !

Il amorce alors sa descente,
Doucement, tout doucement,
L’océan patiente,
Et se fait accueillant.

Puis comme chaque soir
Depuis la nuit des temps,
Vient le noir,
Enfin réunis, Soleil et Océan.


mardi 25 juillet 2017

Petit Paul et ses questions

L’Atelier Siplume propose de rédiger un texte en s'inspirant du titre de romans proposés dans le cadre d'une première sélection pour les Merveilles de Folio >
·       L’autre moitié du soleil de Chimamanda Ngozi Adichie.
·       Novecento : pianiste d’Alessandro Baricco
·       La mécanique des femmes de Louis Calaferte
·       D’autres vies que la mienne d’Emmanuel Carrère
·       Corps et âme de Frank Conroy
·       Un amour pour rien de Jean d’Ormesson
·       Le liseur de Bernhard Schlink
·       La joueuse de go de Shan Sa

·       Le Chœur des femmes de Martin Winckler

J’ai choisi « L’autre moitié du soleil », « La mécanique des femmes », « Corps et âme » et « Un amour pour rien ».

Petit Paul allongé dans l’herbe, les yeux levés vers le ciel regardait le soleil caché par les nuages.
« Elle était où l’autre moitié du soleil » pensait-il. Encore une question à laquelle Papa et Maman ne sauraient pas répondre. Lui, dirait : « Toi avec tes questions ! » et Elle chuchoterait : « Quand tu seras grand, tu auras toutes les réponses à tes questions ».
« Tu parles » pensait Petit Paul, c’est dans longtemps quand je serais grand, et il va falloir que je m’y attelle « corps et âme ». Il aimait bien cette expression, sa Mamy l’employait souvent quand elle faisait ses confitures par exemple « Je m’y attelle corps et âme » disait-elle. Il avait bien cherché dans le dictionnaire ce que ça voulait dire mais atteler avec une charrette, sa Mamy n’avait rien d’un cheval qu’on attelle, bref, il avait laissé tomber.
Petit Paul laissait vagabonder ses pensées sur Mélo sa petite copine. Il lui avait offert de jolis petits cailloux qu’il avait trouvés, et quand il avait demandé à Papa « Tu crois que ça va lui faire plaisir à Mélo ? Tu en as déjà offert à Maman ? » La réponse ne l’avait pas aidé « Tu sais, la canique des femmes pour les cadeaux … » Papa avec ses réponses, je te jure !
Enfin, Petit Paul était certain que pour Mélo ce n’était pas Un amour pour rien, il l’aimait vraiment beaucoup Mélo même s’il ne comprenait pas tout à sa mécanique !

samedi 22 juillet 2017

La route des vacances


Les valises à faire,
Quelle affaire !
Quels vêtements choisir ?
Ils me font tous plaisir !

Sans aucun doute
Avant de prendre la route,
Il faut charger la malle
Sans me faire mal !
De mes valises
Pleines à ras bord,
Foi d’Elise
Quel record !

Je suis prête enfin,
Vite le plein !
En route, mon automobile
Quittons la ville !

Je me suis perdue !
Avec la carte, c’est pire !
J’en transpire,
C’est inattendu !

A l’envers à l’endroit ?
Comment la tenir ?
Pauvre de moi !
Nulle en carte s’abstenir !

La mer est encore loin ?
Tant pis, j’y arriverai demain.


vendredi 21 juillet 2017

Les confitures de Café Couette

Les confitures de Café Couette
Chez Brigitte


Au Café Couette
C’est chouette !
Chez Brigitte,
Vous n’êtes pas en visite !

Accueillis par l’odeur
Des confitures qui glougloutent,
Vous êtes aussitôt enveloppés de douceur
Et Brigitte est à votre écoute.

Ce parfum éveille vos sens,
Rappel de l’enfance.

Abricots et melons,
Prunes et pastèques
Tournent en rond
Pas le droit à l’échec !

C’est Brigitte,
D’une main de maître
Qui remue sa louche favorite
C’est elle la chef, il faut bien l’admettre !

C’est un coin de paradis
Où les oiseaux aussi sont accueillis.
Dès le petit déjeuner,
Ils se sont invités !

Les confitures de Café Couette
C’est chouette !
Nous y avons trouvé un havre de paix !
Où nous aimerons retourner.

Brigitte et Jean-Claude,
Hôtes adorables,
Vous êtes remarquables,
Ne changez rien à votre méthode !



mercredi 5 juillet 2017

Hello juillet !



Juillet, tu es :

J oie de vivre
U nique
I nimaginable
L udique
L umière
E ncore et encore
T ralalalère

Pour les vacanciers
Attendu toute l’année
Enfin tu es arrivé !

Tu fais ta révolution
Le 14 avec tes flonflons.
Tu brilles de mille feux,
Dans le ciel, jaune, rouge, bleu !



mardi 27 juin 2017

Délicates Framboises


Une poignée de framboises ?
J’en reste pantoise !

Petites à la toise,
Elles me regardent, narquoise !

A la bourgeoise,
Elles ne cherchent pas des noises
Quand sur l’ardoise
Son regard les toise.

Délicate saveur
Dégustée à toute heure,
Mon fruit préféré
Tu es !


dimanche 25 juin 2017

C'est l'été


C’est l’été !
Quoi déjà ?
Je ne l’ai pas vu arriver !
Si, il est là.

Alors, partons nous balader
Le nez en l’air
Pour bien respirer
Ce nouvel anniversaire !

Soleil et chaleur
Jusqu’à pas d’heure,
On ne t’en veut pas,
Ça ne dure que trois mois !

Pieds dans l’eau,
Campagne ou montagne,
Le maître mot c’est « repos »
L’été c’est cadeau !

Ecoutez et humez !
L’été est arrivé !
Avec ses longues soirées
Et ses parfums exaltés !

Chantez Cigales,
Votre chant nous régale !
Stridulez grillons,
C’est votre saison !



vendredi 23 juin 2017

La balançoire enchantée


Quel panorama magnifique ! Entre mer, ciel et montagne ! On ne peut pas rêver mieux.
Quand elle s’approcha de la balançoire et qu’elle leva les yeux, elle ne vit que les deux cordes qui grimpaient vers le ciel. Mais à quoi étaient-elles accrochées, mystère ! Comme dans le conte de « Jack et le haricot magique » pensa-t-elle !
Oserait-elle ?
Elle s’approcha de la balançoire, toucha la planche qui, à sa grande surprise, se mit à sa hauteur. Elle s’y assit, serra les mains de chaque côté de la corde. Son cœur se mit à battre plus vite quand doucement la balançoire, sans qu’elle ait fait un mouvement, se mit à aller d’avant en arrière, toute seule.
C’était magique !
Toujours plus haut, sentant le vent dans ses cheveux, elle se mit à rire aux éclats et l’écho de ses éclats de rire se répercuta sur les montagnes.
Vu d’en haut, un spectacle fabuleux s’offrait à sa vue. Le soleil qui se levait, se reflétait sur l’eau qui semblait étinceler. Toujours plus haut, elle rêvait de dépasser les montagnes en face d’elle. Qu’y avait-il derrière ?


- Ohé, tu viens ?
Elle bascula du hamac, réveillée en sursaut.
Le nez dans la pelouse, elle ne saurait jamais ce qu’il y avait derrière les montagnes.


samedi 17 juin 2017

Appel magique


Ce matin, mon portable s’est transformé.
Sur l’écran un château est né.

Comment faire pour téléphoner ?
Est-ce un signe pour m’en désintoxiquer ?

Alors je pars à l’aventure
Et l’explore mon château.
Ses créneaux, ses tours et ses murs,
Quel joli cadeau !

Illuminé d’un soleil doré
Et entouré d’une superbe forêt,
Il m’appelle.
J’y vole à tire d’aile.

Oubliés SMS et courriels,
Enfin je m’éveille,
A l’appel magique
De ce château magnifique.



vendredi 16 juin 2017

Rendez vous du nouvel an


Proposition d’écriture de l’Inventoire en 1500 signes :
« Un éditeur vous demande d’écrire une fiction sur le thème du nouvel an. Comme Colum McCann vous cherchez un personnage, une situation. Vous pouvez écrire vos interrogations, vos certitudes, vos doutes sur le personnage… »
« Vous allez écrire le début d’une fiction en train de s’inventer dans la tête de l’auteur que vous êtes ».

C’est bien une idée de mon éditeur ça ! me demander d’écrire une fiction sur le nouvel an. Il fait chaud, le soleil brille, je ne suis pas du tout dans l’esprit Noël avec son sapin, ses chansons, ses bougies et ses guirlandes, et la préparation du nouvel an. Je serais plutôt dans l’esprit vacances au soleil, au bord de la mer, en maillot de bain sous un parasol, mais bon, il faut bien que je trouve quelque chose.
Mon héros, un homme ? une femme ?  Je bloque, je n’en sais fichtre rien. Un homme ? il se trouve seul chez lui, il est invité par des copains. Quel cliché ! non !
Une femme c’est mieux. L’histoire de l’amant qui l’invite, il a passé Noël avec sa famille. Elle se trouve une superbe robe, rendez-vous chez l’esthéticienne, etc… Ouais, rien de bien excitant.
Ah si, elle a fait des recherches sur un site sérieux de rencontres sur Internet, conseillée par sa meilleure amie (c’est bien la meilleure amie) et l’invitation tombe pour le réveillon du Nouvel an. Ce n’est pas mal ça, j’ai de quoi « broder ». Elle a découvert la photo, il n’est pas mal, il lui plait. Lui, il l’a trouvée jolie, c’est déjà ça ! Bon, ça va le faire !
Alors, elle s’appelle comment ? Marie. Oui, je garde, il est venu spontanément ce prénom. Son âge ? Je verrai après, pas une jeunette en tout cas, je ne sais pas pourquoi mais je n’ai pas envie qu’elle soit jeune.
Marie sort du taxi, il est là, il l’attend.
Finalement, ce sera aussi lui mon héros, l’homme tout seul chez lui, même pas invité par des copains.

jeudi 15 juin 2017

Terminus


« Tout le monde descend »

- Quoi, déjà ? Mais je n’ai pas vu passer les années…
- Je te rassure moi non plus. Je te l’avais bien dit de profiter de ces années, que c’étaient les meilleures, mais tu voulais être grand ! Eh bien voilà, tu y es, tu es grand !
- Alors c’est fini les années lycée ? Mais… mes copains ?
- Tu t’en trouveras d’autres, tu sais…
- Oui sans doute, mais je n’ai pas envie.
- Tu n’as pas trop le choix… tu n’as pas envie de quoi ? de grandir ? Bienvenue dans le monde des adultes, tu passes ton bac aujourd’hui ! Une page se tourne.
- Et qu’est-ce que je vais écrire moi sur l’autre page ?
- Ah ça mon bonhomme, si je le savais …

- Ben, elle n’est pas rigolote ton histoire…
- Ah tu trouves ? Pourtant, elle arrive à tout le monde, non ?
- Oui, mais…
- Ah tu ne vas pas recommencer avec tes « oui mais »  quand tu étais petit, on t’appelait « armistice »
- J’aimais bien quand j’étais petit…
- Moi aussi …
- Bisous maman
- Bisous mon bonhomme !


dimanche 11 juin 2017

Mon bel oeillet


Ma fleur préférée
C’est toi mon bel œillet !

Tu peux te faire poète
Me mettre le cœur en fête !
Ou mignardise,
Avec ton parfum tu deviens gourmandise !

D’Inde, tu me fais voyager
Avec ta couleur orangée.
A la boutonnière,
Les hommes en sont fiers !



samedi 10 juin 2017

Monologue du banc des amoureux


J’attends désespérément,
Et ça fait longtemps maintenant !
Je reste seul, et pourtant,
Ils venaient ici avant !

Je murmure …

Où es-tu mon amoureux ?
Je te cherche, car à deux,
Sur le banc public, c’est mieux.

J’aimais bien, moi,
Quand assis, ils mêlaient leurs doigts
Se regardaient dans les yeux
En se disant « je t’aime » à qui mieux mieux.

Mais ils sont où 
Les amoureux du banc public
Qui arrivaient de partout,
Que j’appelais les jeunes romantiques ?

Je les vois plus loin,
Musique à l’oreille
Portable à la main
Baillant aux corneilles.

Sur moi, plus de murmures
Plutôt des Tags.
Ils jouent aux durs
Quand ils sont pris en flag.


jeudi 8 juin 2017

Étreintes


Abeilles mutines
encerclent les fleurs pour leur
miel au goût sucré



     
Parfum entêtant 
m'enivre et me serre le
coeur triste soudain 






Deux arbres serrés
étroitement enlacés
fruits et fleurs mêlés


Ils avançaient seuls
main dans la main enlacés
les deux amoureux






mercredi 7 juin 2017

La clé des champs

Rédaction d’un texte avec pour incipit
« Il est sensible, il est sans cesse en mouvement »
Atelier Siplume

Il est sensible, il est sans cesse en mouvement ce champ de blé caressé gentiment par la brise d’été. 
Belle invitation à s’y rouler ou à s’y cacher dedans et à se raconter des histoires en chuchotant et en riant.

Tes épis dorés se courbent délicatement et jamais immobiles ondulent comme des vagues.

Sous le soleil chaud, ton parfum particulier de chaume enivrant me rappelle de joyeux souvenirs d’enfance et de vacances.